20 août 2012

Faulkner, William

1tandisAs I lay dying / Tandis que j'agonise

Tandis que j'agonise est un roman paradoxal. Paradoxal, d'abord au vu du faible succès public qu'il rencontra, alors qu'il allait marquer un grand nombre d'écrivains ou d'artistes tel Jean-Louis Barrault qui fit du roman une de ses premières pièces (Autour d'une mère).

L'autre paradoxe veut que l'auteur se soit peu investi dans la rédaction de ce texte. Faulkner l'aurait écrit en six semaines, entre minuit et quatre heures du matin, au fond d'une soute à charbon. Un véritable tour de force, dont, à n'en pas douter, il était plutôt fier.

Totalement novateur, le récit allie farce grotesque et tragédie humaine. Anse Bundren et sa famille entreprennent un voyage funéraire pour aller enterrer la femme de ce dernier, quelque part dans le Mississippi. Sous la chaleur de juillet, le corps se décompose, les mulets se perdent, un des fils se casse une jambe, l'autre perd la raison, tandis que le père ne pense qu'au nouveau dentier qu'il va s'acheter.

Autour du cadavre de la mère, les monologues intérieurs recomposent les vies de chacun, jusqu'au point final.

Posté par sosoperi à 11:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Faulkner, William

    J'ai adoré ! L'épopée de cette famille de pauvres fermiers blancs du Mississipi qui affronte toutes les péripéties possibles (les 7 plaies d'Egypte à côté, c'est de la gnognotte!) pour aller enterrer leur femme/mère est magnifique. C'est dramatique et caustique à la fois.
    C'est dans le même style que "les raisins de la colère" de Steinbeck mais en beaucoup plus drôle, si on apprécie l'humour noir !
    Je suis vraiment contente de l'avoir lu en anglais car les expressions du Sud employées par l'auteur sont assez intraduisibles. J'ai vraiment nettement préféré la V.O. par rapport à sa traduction plus "lourdaude" dans le style.

    Posté par sosoperi, 20 août 2012 à 11:52 | | Répondre
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