17 octobre 2011

Shafak, Elif

9782752903785Lait Noir

Résumé

« Sept semaines se sont écoulées depuis son accouchement. La femme désire être une magnifique maman, d’une perfection telle qu’on ne saurait en rêver. La magnifique maman d’une perfection surpassant tout ce qu’on peut imaginer allaite à la perfection change les couches à la perfection fait faire son rot à bébé à la perfection lui donne à la perfection trois gouttes d’eau citronnée à la petite cuiller lui fait passer le hoquet à la perfection se lève à la perfection la nuit dès que bébé pleure se réveille à la perfection le matin nettoie les renvois de bébé à la perfection sourit à son mari affronte la vie maintient le cap à la perfection. Or, la vérité est tout autre. » Dans la vraie vie, elle accumule les erreurs et les maladresses. Elle s’est tellement conditionnée à réussir que dès quelque chose va de travers, rien ne va plus. Elle est accablée de honte du matin au soir, ignorant qu’avoir constamment l’excuse à la bouche peut devenir une addiction. Et à répéter « excusez-moi » à tout bout de champ, le nombre de fautes ne fait qu’augmenter. En bref, elle est en pleine dépression postnatale. Elif Shafak, qui a souhaité écrire ce livre pour faire « un grand ménage de printemps » dans sa mémoire, raconte le « comment » de cet état, ainsi que les sorties des puits et des tunnels. Chaque labyrinthe, si complexe et si enchevêtré qu’il soit, a toujours une issue. En proposant ce témoignage sur une saison éphémère, la période intermédiaire qui suit l’accouchement, l’écrivaine ne tombe jamais dans les pièges du pathos. C’est enlevé, enjoué même, et plein d’espoir. Son Lait noir crie de vérité

Posté par stambouliote à 14:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


Commentaires sur Shafak, Elif

    Je suis déçue. J'ai bien retrouvé le style que j'avais aimé en La bâtarde d'Istanbul & en Bonbon Palace, mais le sujet s'y prête moins. La narration est confuse et au final très superficielle compte tenu du sujet. Le melange de genre autobiographie-roman n'est pas une réussite à mon goût. D'autres livres sur ce sujet sont mieux réussis, je pense notamment à celui de E. Abécassis

    Posté par stambouliote, 17 octobre 2011 à 14:59 | | Répondre
Nouveau commentaire